Conférence – Poésie et rituels masqués
Journées d’études – Critique Critique littéraire littéraire et littérature européenne
Journées d’études internationales et pluridisciplinaires
Labellisées par la Saison culturelle européenne (ue2008.fr) et soutenues par la Commission européenne “Europe for Citizens”.
Colloque – Masculin, féminin, pluriel ? Autour de Serge Doubrovsky
En présence de l’auteur
6 – 8 mars 2008
Organisé par l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE – EA 3437) à l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse) en collaboration avec l’Institut des Textes et Manuscrits modernes (CNRS/ENS)
Entre tensions et passions : Construction/ déconstruction de l’espace européen
La Pucelle d’Orléans de Voltaire
“Elle affermit de ses pucelles mains des fleurs de lys la tige gallicane, sauva son roi de la rage anglicane, et le fit oindre au maître autel de Rheims. Jeanne montra sous feminin visage, sous le corset et sous le cottillon d’un vrai Roland le vigoureux courage. J’aimerais mieux le soir pour mon usage une beauté douce comme un mouton; mais Jeanne D’Arc eut un cœur de lyon: vous le verrez, si lisez cet ouvrage. Vous tremblerez de ses exploits nouveaux, et le plus grand de ses rares travaux fut de garder un an son pucelage”.
– La Pucelle d’Orléans
Séminaire – Présentation de démarches de recherche
– POUR LES ÉTUDIANTS DE LA FLSH en Licence 3, Master 1 et Master 2, Doctorat (toutes les filières)
– POUR les membres du CREL et les enseignants-chercheurs de la FLSH
Métamorphoses du mythe: Réécritures anciennes et modernes des mythes antiques
Education – culture – littérature
TEMPS ET ROMAN
Évolutions de la temporalité dans le roman européen du xxe siècle
L’HOMME-LIVRE
Qui dira les vertus de l’homme qui lit ? De Don Quichotte à Julien Sorel – pour ne rien dire d’Emma Bovary ou des personnages de Borges, de Cortázar, d’Umberto Eco – combien de héros aiment ainsi à se camper en compagnie des livres – en compagnie d’un Livre –, comme pour prendre par la main le lecteur, ce semblable, ce frère, et l’introduire à ses côtés dans l’univers de la diégèse ?
Du chevalier à la Triste Figure jusqu’à Gugl’relmo di Baskerville, le franciscain d’Il Nome della Rosa, combien aussi semblent poursuivis par cet idéal fabuleux : avoir lu tous les livres – quitte à découvrir à quel point « la chair est triste, hélas ! », à quel point le monde de la poésie ou celui de la fiction peut jouer le rôle de substitut, éclipser l’univers du quotidien, lui substituer un ordre plus harmonieux, plus logique, un ordre où nos actes – notre vie peut-être – semblent enfin trouver sens.
Mais le monde du livre, tel qu’il se trouve mis en scène dans la littérature, les beaux-arts, les chroniques ou les faits de civilisation, n’est pas toujours ainsi condamné au solipsisme. Il peut s’ouvrir à la vie, et la chose imprimée s’affirmer comme le juste miroir de la réalité.
La chose imprimée : son papier, l’odeur d’encre encore fraîche ou celle, de poussière et de moisissure mêlées, qui s’exprime dans l’antre du bouquiniste ; la chose imprimée avec son cortège d’intervenants : l’écrivain, l’éditeur, le directeur de revue, l’imprimeur, le prote, le colporteur ou le libraire, le bibliothécaire, le bibliomane, le bibliophile ou le simple lecteur… Bref, la chose imprimée dans toute sa matérialité et déclinée dans toutes ses potentialités s’impose alors non seulement comme figure cardinale de notre imaginaire, mais aussi comme révélateur de toute histoire européenne.

