Revue d’études culturelles n° 9 : « Jouer Marilyn »
Personnage de nombreuses fictions autant que de documentaires, image et icône, Marilyn Monroe pose un défi d’incarnation de taille quand elle est interprétée au théâtre. Comment « jouer » sur les planches cette image de cinéma dont le corps, la voix et le visage sont immédiatement reconnaissables ? Quelles actrices, pour jouer les nombreuses Marilyn – comédienne, chanteuse, femme – qu’elle a été ? À quoi joue-t-on, d’ailleurs ? Marilyn mise en jeu, c’est aussi rejouer la partie d’une Marilyn jouée par les hommes – producteurs, agents, journalistes… À travers des articles, des témoignages, des entretiens, des extraits de pièces, ce volume se propose de partir à la rencontre de ces « Marilyn de théâtre ».
Sommaire
Avant-propos (C. François-Denève et Florence Fix)
MARILYN QUEER
Oh my lady Marilyn, (Moni Grégo) extrait
Oh my lady Marilyn, (Moni Grégo) témoignage de l’autrice
« Marie-France ou Marilyn : L’actrice, la femme et leurs doubles dans le spectacle M. M. Maggie Moon : Mais qui était donc cette petite blonde ?(1974) » (Alexandre Moussa, Université Sorbonne nouvelle)
« Marie France ou la Marilyn du défilé-spectacle Mugler-Follies » (Paul Warnery et Pierre Philippe-Meden, Université Paul-Valéry Montpellier 3)
« Les scènes féminines, féministes et queer de Marilyn : Organic Marilyn de Catherine Beilin, Syndrome Marilyn de Julie Pichavant, Gwerz de Gwendal Raymond et Gilles Jacinto » (Muriel Plana, Université de Toulouse)
Marilyn Inside (Céline Barcaroli), note d’intention et entretien avec l’autrice
Marilyn Inside, entretien avec Emma Barcaroli, interprète de Marilyn
MARILYN INTIME : NORMA JEANE ET NOUS
Marilyn, intime(Claire Borotra), extrait
Marilyn, intime(Claire Borotra), témoignage de l’autrice-interprète
Marilyn Monroe – Entretiens (Stéphanie Marc), témoignage de l’autrice-interprète
To be or not (solo) (Marie-Claire Cattino), extrait
To be or not (solo)(Marie-Claire Cattino), témoignage de l’autrice
Norma Jeane(Pierre Glénat), extrait
Norma Jeane (Pierre Glénat), témoignage de l’auteur
Marilyn, ma grand-mère et moi (Céline Milliat-Baumgartner), témoignage de l’autrice-interprète
Marilyn’s Dream Ou Le Rêve De Shakespeare (Elsa Solal), extrait
Marilyn’s Dream Ou Le Rêve De Shakespeare(Elsa Solal), témoignage de l’autrice
« ENCORE UN BIOPIC ! » : JOUER (AVEC) MARILYN
Sept jours de réflexion ou le fantôme de Marilyn (Renaud Maurin), extrait
Sept jours de réflexion ou le fantôme de Marilyn (Renaud Maurin), témoignage de l’auteur
Norma Jeane (John Arnold), témoignage de Marion Malenfant, interprète
Marilyn en chantée (Sue Glover), extrait
Marilyn en chantée (Sue Glover), témoignage de Guy-Pierre Couleau, adaptateur et metteur en scène
« Sous le masque : déconstruire le mythe Marilyn Monroe par le rêve du théâtre (Krystian Lupa) » (Floriane Toussaint, Université de Caen)
Mudith Monroevitz, la réincarnation ashkénaze de Marilyn Monroe (Judith Margolin), témoignage de l’autrice-interprète
Monroe (Frédéric Vossier), témoignage de l’auteur
Pour Marilyn (Marc Israël-Le Pelletier), extrait
Pour Marilyn (Marc Israël-Le Pelletier), note d’intention de l’auteur
Double M(Anne-Pascale Patris), extrait
Double M (Anne-Pascale Patris), témoignage de l’autrice-interprète
D’UN VERTIGE L’AUTRE, ISABELLE ADJANI ET MARILYN MONROE
Le Vertige Marilyn(Olivier Steiner), extrait
« Du Ravissement au Vertige : quand Marilyn Monroe et Isabelle Adjani se font signe » (Arnaud Duprat de Montero, Université de Rennes 2)
« Marilyn, je ne sais plus « (Olivier Steiner, auteur)
Le Vertige Marilyn (Emmanuel Lagarrigue, scénographe)
« Pourquoi Marilyn ? » (Isabelle Adjani, interprète)
Pour se procurer la revue :
ISBN : 9782904911996
© ABELL, 2022
Tarif France : 20 € (frais de port inclus)
Tarif Étranger : 25 € (frais de port inclus)
Commandes :
abell.dijon@gmail.com
La couverture de la revue
L’Oeuvre et ses miniatures. Les objets autoréflexifs dans la littérature européenne
À travers 43 études sur les objets autoréflexifs, l’ouvrage montre que l’écriture littéraire tend à se représenter elle-même à travers ce qui semble en être le plus éloigné : des choses matérielles et fonctionnelles. La littérature relève ainsi le défi de définir sa propre nature par l’altérité.
Proust et la stratégie militaire
Présentation de l’éditeur : Proust porte un regard compassionnel sur la Première Guerre mondiale ; il souffre avec ses compatriotes, tout en refusant de condamner le peuple allemand au nom de la guerre. Or, s’ouvre ici une voie qui n’avait pas été explorée : en lisant quotidiennement plusieurs journaux, il se découvre, sous la plume de chroniqueurs exceptionnellement brillants (Joseph Reinach, Henry Bidou et le colonel Feyler en Suisse), un vif attrait pour la stratégie militaire, la structure des batailles, le rôle du chef, les intentions cachées à déchiffrer, ainsi que ce qui intéresse le plus le romancier de la jalousie amoureuse : les mécanismes du mensonge. Les opinions de Saint-Loup, en matière de stratégie, mettent l’accent sur les vrais sujets de controverse contemporains ; ils peuvent par là être eux-mêmes discutés. Le stratège et ses opérations militaires donnent à apercevoir dans le détail l’écrivain installé au centre de son œuvre, cependant que défilent devant nos yeux toutes les scènes et les débats de la Grande Guerre.
Voyages en Andalousie au XIXe s. La fabrique de la modernité romantique
Le voyage en Andalousie au XIXe siècle apparaît comme une réponse à la double révolution mimétique et médiatique à laquelle la littérature est alors confrontée. C’est avec les dispositifs de la modernité (lithographie, photographie, littérature journalistique) que dialoguent les écrivains-voyageurs dont les textes sont ici étudiés : Laborde, Chateaubriand, Taylor, Irving, Gautier, Dumas père, Botkine, Andersen, De Amicis, etc. C’est pourquoi ces objets littéraires aux statuts génériques et éditoriaux divers (voyages pittoresques, contes, feuilletons, lettres…) doivent être replacés dans l’environnement des productions culturelles liées à l’Andalousie à l’époque : le Handbook espagnol de Richard Ford, les photographies de Charles Clifford et de Jean Laurent, les études qu’Owen Jones publie sur l’Alhambra, l’Exposition universelle de Londres en 1851, ou encore les illustrations que Doré donne pour L’Espagne de Davillier. Au terme de ce parcours, on comprend comment, de la rencontre d’un genre problématique – le récit de voyage – et d’un espace auquel se superposent des loci parfois contradictoires – l’Andalousie –, naissent des pratiques révélatrices de ce que la modernité romantique fait à la littérature.
Raconter la douleur. La souffrance en Europe (XVIIe-XVIIIe siècles)
Contributeurs : Chalmel (Loïc), Curelly (Laurent), Danou (Gérard), Faure (Michel), Feo (Adriana de), Gianico (Marilina), Hammann (Christine), Hintermeyer (Pascal), Le Breton (David), Sani (Filippo), Seth (Catriona), Sirtori (Marco), Vanackere (Mathilde).
L’interprétation de la douleur est marquée, à la fin de l’âge classique, par le processus de reconfiguration épistémologique qui caractérise cette période. Ce volume réunit des contributions pluridisciplinaires consacrées à la narration et à la représentation de la douleur à cette époque charnière.
Pour plus d’informations, veuillez suivre le lien : https://classiques-garnier.com/raconter-la-douleur-la-souffrance-en-europe-xviie-xviiie-siecles.html
André Gide, André Malraux. L’amitié à l’œuvre (1922-1951)
Rédigé par Jean-Pierre Prévost, avec la collaboration d’Alban Cerisier. Avant-propos réalisé par Peter Schnyder. Paris, coédition Gallimard et Fondation Catherine Gide, avril 2018.
André Gide et André Malraux ont fait connaissance en mai 1922, à la suite de la publication par ce dernier d’un article consacré à l’œuvre de son aîné et à son impact sur la génération nouvelle. L’auteur de Paludes et des Caves du Vatican est impressionné par cet admirateur talentueux, aux vues originales et pénétrantes. Il s’avère de plus qu’il a le sens de l’aventure et que c’est un homme de goût, en art comme en littérature. Aussi se réjouit-il de le voir figurer bientôt parmi les écrivains proches de La NRF ; et il l’autorise à publier une version illustrée du Roi Candaule à l’enseigne des Aldes, sa maison d’édition. Entré chez Gallimard comme directeur artistique et membre du comité de lecture en 1928, André Malraux devient l’éditeur des Œuvres complètes d’André Gide et de très belles rééditions illustrées de ses premières œuvres.
Cette amitié littéraire et éditoriale se double au début des années 1930, d’un engagement commun contre le fascisme, dans le sillage du communisme soviétique. Sans adhérer au Parti, André Gide et André Malraux, prix Goncourt 1933, président ensemble les grands congrès antifascistes de 1933 à 1936. L’un et l’autre font le voyage à Moscou ; André Gide prononce l’oraison funèbre pour Maxime Gorki en 1936 sur la Place Rouge, aux côtés de Staline. Mais on connaît la désillusion lucide et sans appel du Retour d’URSS, qui marque chez André Gide la fin de ce compagnonnage ambigu. André Malraux, pour sa part, s’engageant corps et âme dans le combat auprès des Républicains espagnols.
Les deux hommes restent proches au début de l’Occupation ; ils se côtoient sur la Côte d’Azur, avant que Gide ne s’embarque pour l’Afrique du Nord et que Malraux ne s’engage en 1944 dans le combat armé contre l’occupant. Plus espacées jusqu’à la mort d’André Gide en 1951, leurs rencontres – la plupart du temps au Vaneau – restent placées sous le signe d’une chaleureuse amitié, qui n’exclut pas un jugement croisé, et sans complaisance, sur l’évolution et la signification générale de leur œuvre. Littérature, art, morale, politique et histoire : voilà une amitié à l’œuvre.
Cet album, abondamment illustré, réunit de nombreux documents inédits ainsi que la correspondance échangée entre les deux écrivains.
Traduire à plusieurs. Collaborative Translation
Voici un ouvrage qui tente de faire le point — fût-il provisoire — sur l’épineux problème des traductions à plusieurs. Pour ce faire, il propose la réflexion de plusieurs théoriciens, tels Jean-René Ladmiral et Yves Gambier, qui nous offrent une épistémologie du traduire à plusieurs. Une conclusion, due à Maryla Laurent, va rappeler les enjeux philosophiques de la traduction plurielle dans un contexte plurilingue et multiculturel. Entre eux, de nombreux spécialistes vont se pencher — en français et en anglais — sur de multiples questions, à commencer par celles relatives à la tradition littéraire (poésie, théâtre, roman et nouvelle, et certains aspects de la Bible). Ce questionnement porte sur les diverses langues européennes et leurs cultures — sans que soit négligé le contexte éditorial et commercial. Plusieurs chercheurs et traducteurs examineront ensuite la traduction spécialisée (traductions scientifiques, techniques, institutionnelles, juridiques, etc.), dessinant l’image d’un traducteur de moins en moins seul dans sa tâche. D’autres spécialistes traiteront du problème complexe des nouvelles technologies et de l’impact que celles-ci ont sur les modalités du traduire, ainsi que sur notre conception même du texte et de sa traduction, qui implique toujours, au-delà des questions techniques, une éthique.
Enrico MONTI est maître de conférences en Anglais et Traductologie à l’Université de Haute-Alsace. Membre de l’ILLE et docteur de l’Université de Bologne, il s’est occupé dans ses recherches de traduction de la métaphore, de retraduction et de littérature américaine contemporaine. Parmi ses publications, on signale la codirection des volumes Autour de la retraduction (Paris, Orizons, 2011) et Tradurre figure/ Translating Figurative Language (Bologna, BUP, 2014).
Peter SCHNYDER est professeur émérite de Littérature française et européenne à l’Université de Haute-Alsace. Parmi ses dernières éditions figurent : De l’écriture et des fragments. Fragmentation et sciences humaines, Paris, Classiques Garnier, « Théorie littéraire », 2016 (avec Frédérique Toudoire-Surlapierre), et (avec Robert Kopp) : Gide, Copeau, Schlumberger. L’art de la mise en scène, Paris, Gallimard, « Cahiers de La NRF / Les Entretiens des Treilles », 2017.
Aragon romancier, Genèse, modèles, réemplois
Sous la direction de Dominique Massonnaud et Julien Piat. Paris, Classiques Garnier, coll. « Rencontres », n° 144, série « Rhétorique, stylistique, sémiotique », n° 2, 2016.
Contributeurs : Barbarant (Olivier), Gonon (Laetitia), Massonnaud (Dominique), Meyer (David), Murat (Michel), Piat (Julien), Piégay-Gros (Nathalie), Pintueles (Josette), Reggiani (Christelle), Roux (Pascale), Watine (Marie-Albane), Wolf (Nelly).
Pour mieux saisir la genèse et la poétique des romans d’Aragon, les présentes études s’interrogent sur les modèles et réemplois qui en façonnent l’écriture – émergent ainsi un ensemble de prédiscours, d’imaginaires et de patrons stylistiques avec lesquels l’œuvre dialogue intimement.
Apprenties Sages. Apprentissages au féminin
Quel rôle joue l’apprentissage dans le parcours de l’émancipation des femmes ? L’apprentissage au féminin demeure un sujet de débat complexe, car il se situe au cœur des thématiques littéraires, politiques, culturelles, économiques et historiques. Si les femmes ont souvent été mises à l’écart du milieu éducatif, elles ont toutefois réussi à faire basculer l’histoire à travers les luttes constantes et incessantes pour le droit à l’éducation et donc à l’émancipation. Contrairement à la politique et à la société dont l’intérêt à ce sujet est passé sous le silence, les études littéraires lui ont en revanche consacré un espace privilégié. La littérature est l’un des outils indispensables et nécessaires pour les femmes, leur permettant de s’avancer constamment sur la voie de l’indépendance. C’est ainsi que les récits composés pour les femmes et sur les femmes de Nezâmî, Corneille, Dostoïevski, Aleramo, Pardo Bazan, Colette, Cervon, Campagne, Rivaz, Woolf, Lessing, ont trouvé leur écho dans les pages du présent ouvrage. Ce volume propose une approche pluridisciplinaire et multiculturelle autour d’un thème qui est d’actualité.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le lien : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100066940
Marcel Proust, Œuvres complètes de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, La Fugitive
Le sixième volume d’À la recherche du temps perdu, paru en 1925, pose d’étranges problèmes éditoriaux, son titre et son contenu offrant des choix opposés. Assortie d’une abondante annotation et d’un large relevé de variantes, c’est la version longue qui est proposée ici, conduisant au Temps retrouvé.
Pour plus d’information, veuillez consulter le lien : https://classiques-garnier.com/la-fugitive-a-la-recherche-du-temps-perdu-vi-oeuvres-completes-6.html

