L’amitié dans la littérature de voyage: Usages et représentations (XVIIIe-XXe siècle)

Ce livre est le premier à étudier le rôle et les représentations de l’amitié dans la littérature de voyage. Explorant un corpus à cheval sur les XVIIIe, XIXe et XXe siècles, il conjugue démarche historique et approche littéraire des textes viatiques et étudie leur facture poétique pour mieux analyser comment l’amitié en voyage se construit dans et par l’écriture. Explorant des corpus littéraires et picturaux allant du Président de Brosses à Ella Maillart, il analyse les relations que noue le voyageur avec une altérité spatiale autant que culturelle, et la façon dont il tente d’apprivoiser l’ailleurs, soit en le décrivant à des familiers, soit en nouant avec ses habitants des relations amicales.

Date de parution : 11/09/2024
Nombre de pages : 410
EAN : 9791034402212

« Presque jamais autrement »

L’ILLE a le plaisir d’annoncer la parution, aux éditions Bleu et Jaune, du roman de l’écrivaine ukrainienne Maria Matios, Presque jamais autrement, traduit en français par Nikol Dziub, membre associée du laboratoire.

Prix du livre de l’année 2017 en Ukraine, Presque jamais autrement est une saga familiale qui se déroule dans les Carpates ukrainiennes au début du XXe siècle. Le livre met en exergue les grandes passions des gens ordinaires, avec en arrière-plan le destin d’un territoire martyrisé par les guerres et les dominations successives.

Dans un style remarquable, entretissant magistralement les fils narratifs, Maria Matios livre un récit, souvent cruel, où les frères s’entretuent pour de maigres parcelles de terre, où des femmes téméraires défient, sans toujours la contester, la loi d’hommes parfois vertueux et courageux, parfois lâches et impuissants, et où la sorcellerie semble exercer un pouvoir réel.

https://www.librairie-gallimard.com/livre/9791094936320-presque-jamais-autrement-maria-matios/?provenance=wishlist_list

Prix: 19,90 euros

André Gide et ses critiques (1951-1969)

Ce volume offre un premier bilan de la critique gidienne des années 1950 et 1960. Aux voix de ceux qui ont connu Gide s’ajoutent les travaux d’une première génération de spécialistes. Ils invitent à une réflexion sur le rôle de la critique et sur les rapports entre littérature et société.


Sous la direction de Paola Codazzi, Paris, Classiques Garnier, « Bibliothèque gidienne », 2024. 408 p.

Prix : 35 euros.

Site de l’éditeur : https://classiques-garnier.com/andre-gide-et-ses-critiques-1951-1969.html

TRADUIRE LA LITTÉRATURE GRAND PUBLIC ET LA VULGARISATION

Translating Popular Fiction and Science

Editions Orizons
Collection : Universités

Ce volume réunit 16 contributions de chercheurs internationaux autour d’un sujet encore peu étudié en traductologie, à savoir la traduction de la littérature grand public et de la vulgarisation. Par leur vocation populaire, la vulgarisation scientifique et la littérature grand public souffrent traditionnellement d’un manque de reconnaissance dans la recherche, malgré un lectorat très vaste.
La vulgarisation scientifique s’inscrit aujourd’hui dans une démarche reconnue et encouragée, qui consiste à diffuser les résultats de la recherche en dehors des cercles des initiés. Elle procède de la simplification d’un discours plus spécialisé via une démarche de réécriture, voire de traduction intralinguistique.
La littérature grand public partage les mêmes objectifs de large diffusion et d’accessibilité, sans pour autant procéder d’une réécriture à partir de formes plus spécialisées. Romans populaires, paralittérature, bestsellers sont autant de termes qui essayent de cerner une catégorie fuyante, vouée à évoluer au cours de l’histoire et à canoniser parfois les feuilletons d’antan. Le critère d’inclusion dans nos analyses est le succès public de ces ouvrages, ce qui permet d’élargir le spectre à des textes littéraires n’affichant pas nécessairement une vocation « populaire » — vocation par ailleurs difficile à identifier — mais qui touchent un public large.
L’ouvrage est organisé en 5 grandes sections : Approches théoriques, Approches historiques, Vulgarisation scientifique, Littérature grand public, Expériences de traduction. Le lecteur y trouvera des réflexions théoriques, des études de cas à l’échelle européenne et des retours d’expérience de deux traducteurs de bestsellers littéraires.

Livre papier : 30 €

https://www.editions-harmattan.fr/livre-traduire_la_litterature_grand_public_et_la_vulgarisation_tatiana_musinova_enrico_monti_martina_della_casa-9791030904956-79535.html

Ecrire avec Beethoven.

Beethoven, héros de l’Europe ; Beethoven, titan dont l’œuvre serait nietzschéenne avant Nietzsche ; Beethoven, artiste vierge et sourd à la fois, amant de la seule musique ; Beethoven, modèle esthétique pour les écrivains : c’est la circulation de ces mythèmes dans la littérature européenne que ce volume étudie. On découvre ainsi comment, de Hoffmann à Kundera en passant par Balzac, Claudel, Suarès, Rolland, Gide, Du Bos, Forster, Lorca, Zweig, Romains, Adorno, Beckett et Barthes, les écrivains d’Europe dressent parfois le compositeur contre lui-même afin de le défendre contre son propre mythe.

Inimitiés dans les correspondances des écrivains

EPURE / Editions et Presses Universitaires de Reims, 2023, 252 p.

Il est peu d’amitiés qui ne menacent, à un moment donné de leur développement, de tourner à l’aigre. Or, entre épistoliers, on ne peut échanger de lettres acrimonieuses que si l’antagonisme garde ne serait-ce qu’un soupçon d’attachement amical. Ce ne sont donc pas tant des haines que des inimitiés spécifiquement épistolaires et littéraires qu’analysent les contributions de ce volume. L’ennemi littéraire constituerait-il une sorte d’alter ego? Prendre son adversaire à partie n’est-ce pas un moyen efficace de travailler son style? L’animosité palpable dans la correspondance de l’épistolier rejaillit-elle concrètement dans l’œuvre de l’écrivain?

Telles sont les interrogations qui guident l’exploration des correspondances fielleuses ou tout au moins inamicales, établies à partir d’un corpus d’étude appartenant à l’après-révolution romantique.

Gerrard Winstanley. Pamphlets politiques.Textes traduits et présentés par Laurent Curelly & Mickaël Popelard

Cet ouvrage a pour objectif de porter à la connaissance une pensée parmi les plus fécondes et originales qu’aient engendrées la Révolution anglaise du milieu du XVIIe siècle, laquelle conduisit à l’exécution du roi Charles Ier et à l’abolition de la monarchie, puis à l’instauration d’une république qui prit très tôt les traits d’un régime oligarchique. Commerçant londonien, Gerrard Winstanley devint l’un des meneurs des Diggers, membres d’une petite colonie qui s’installa sur des terres communes dans le Surrey en 1649, l’année du régicide et de la constitution de la république. Les Diggers, ou Bêcheurs, expérimentèrent ainsi une forme de communisme agraire. Ils furent pourchassés par les propriétaires locaux et par les autorités de la république, qui craignaient une contagion à l’ensemble du pays de pratiques qu’elles jugeaient séditieuses. Les Diggers subirent également des déboires devant les tribunaux car des procès furent intentés contre eux. La petite colonie fut dispersée un an après sa création.

L’existence de la colonie des Diggers s’accompagna de la rédaction et de la diffusion de pamphlets, dont certains étaient des productions collectives tandis que d’autres étaient signés de la seule main de Gerrard Winstanley. Défendant la communauté des biens et infusée de mysticisme chrétien, la pensée de Winstanley irrigue l’ensemble des écrits des Diggers qui constitue le socle de cet ouvrage – il s’agit de traductions inédites en français. Les lecteurs francophones peuvent désormais avoir accès à des textes qui développent une pensée « proto-communiste » audacieuse. Winstanley exprime, dans ses écrits politiques, son aversion pour les structures féodales régissant la propriété de la terre et milite pour leur abandon afin que puisse surgir une communauté des biens inspirée de l’Église chrétienne primitive. Il y expose également sa méfiance envers le formalisme religieux au profit d’un mysticisme millénariste. De manière plus prosaïque, il y raconte les difficultés et les avanies auxquelles fut confrontée la petite colonie et, notamment, la répression qu’elle subit.

Loin d’être désincarnés, ces textes donnent à voir un pan de l’histoire politique et sociale caractéristique de la révolution anglaise du premier XVIIe siècle : on y entend les voix dissidentes d’individus marginalisés interpeller diverses autorités du pays ; on y voit des gens de peu s’approprier ces moyens d’expression et de contestation que constituaient les écrits bon marché et éphémères, en particulier les pamphlets et les pétitions ; on y découvre un paysage sectaire d’une grande richesse, les Diggers coexistant avec d’autres groupes « radicaux » et s’efforçant de se démarquer d’eux afin de mieux promouvoir leurs idées et leur programme ; on y lit enfin les espoirs déçus suscités par une révolution inaboutie. Ces textes entrent en résonance avec de nombreux débats actuels qu’alimentent des préoccupations partagées, comme les débats relatifs aux révoltes et aux mouvements populaires ou ceux relatifs aux notions de propriété et de biens communs, comme le montre les diverses expériences d’occupation des terres par les « zadistes ».

SOMMAIRE

Introduction
Déclaration du pauvre peuple opprimé d’Angleterre
Lettre à Lord Fairfax et à son Conseil de Guerre
Appel à la Chambre des communes
Avertissement à destination de la ville de Londres et de l’armée
Présent destiné au parlement et à l’armée
L’esprit de l’Angleterre déployé
Défense des Diggers
Appel à tous les Anglais
Humble requête adressée aux docteurs des deux universités

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Bjørnstjerne Bjørnson, Le Gant, trad. Corinne François-Denève

Svava Riis a tout pour être heureuse. Élevée par des parents aimants, en Norvège à la fin du XIXe siècle, elle se consacre à la philanthropie et va bientôt épouser un beau parti, Alfred Christensen. Mais une découverte fortuite vient tout bouleverser : Alfred  a connu d’autres femmes avant Svava, et n’est donc pas l’homme « pur » qu’elle pensait épouser. Ce mariage ne peut avoir lieu. Les notables s’affolent et tentent de la raisonner. On invoque la nature des hommes, la coutume, le risque d’un scandale, le devoir d’indulgence… Svava ploiera-t-elle ou non ? La présente édition rassemble les deux versions successives de la pièce de Bjørnson, l’une teintée d’espoir, l’autre radicalement désenchantée.

Bjørnstjerne Bjørnson est un contemporain d’Ibsen, oublié de nos jours, mais ses drames sociaux lui ont valu un grand succès dans son temps. Le Gant a fait scandale, et l’auteur en a modifié le contenu. Le volume présente les deux versions de la pièce, celle qui a été publiée, et celle qui a été jouée.

Traduction : Corinne François-Denève

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Les horizons de la comparaison

Cet ensemble d’articles est le fruit d’une série de travaux collectifs organisés entre 2017 et 2019 par l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (UR 4363) de l’Université de Haute-Alsace, sous la direction de Nikol Dziub et Frédérique Toudoire-Surlapierre. La première partie, en particulier, est une émanation de l’un des volets du colloque Comparer en Europe (22-23 juin 2017), que les organisatrices avaient conçu comme des assises de la littérature comparée, et qui avait réuni des comparatistes de quelque trente pays européens et nord-américains (une partie des contributions a été publiée sous forme de chapitres dans le volume Comparative Literature in Europe : Challenges and Perspectives, 2019).

Le but général de ce projet intitulé Les Horizons de la comparaison est d’étudier, d’un triple point de vue théorique, critique et historique, les champs des possibles qu’ouvre l’acte de comparer, et ce autour de deux axes : d’une part, un bilan réflexif, comparatif et prospectif des pratiques comparatistes en Europe au XXIe siècle ; d’autre part, une réflexion sur les vertus créatrices de la comparaison, en particulier intermédiale.

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Les femmes aussi vont au théâtre. Les spectatrices dans l’Europe de la première modernité

Cet ouvrage mène l’enquête sur le public féminin des scènes européennes à travers une grande variété de textes invitant à confronter la réalité fuyante des spectatrices à ses multiples représentations. Les spectatrices participent pleinement à l’activité dramatique et jouent un rôle important dans la modernisation du champ théâtral du XVIe  au XVIIe  siècle. Leur présence met en valeur le cadre matériel et la nature sensuelle de l’expérience théâtrale ; elle éclaire les modalités de la réception, qui associe l’émotion au jugement, et contribue à la naissance du discours critique ; elle révèle la participation du public à la production du sens et les répercussions possibles de la fiction dans l’existence. Ces différentes perspectives, où s’associent étroitement pouvoir culturel des femmes et pouvoir social du théâtre, intéressent directement notre époque.

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