Le petit héros scandinave
La littérature de jeunesse nordique est certainement l’une des plus importantes qui soit par son ancienneté, son ampleur et son originalité. À travers elle, ce sont les figures du « petit héros » scandinave que le dossier de ce numéro 38 explore, à partir des actes d’un colloque organisé sur ce thème en 2019 à l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse par Alessandra Ballotti et Frédérique Toudoire-Surlapierre. Sept articles analysent différentes facettes de ce riche patrimoine, la place qu’il occupe dans les lettres du Nord et les manières dont se décline toute un galerie de petits personnages enfantins, de la Suédoise Pippi à la Danoise Bibi en passant par la Finlande. Ils montrent comment ces héros ou héroïnes de la jeunesse subvertissent les codes et les normes, non seulement du genre littéraire auquel ils sont assignés, mais également bien souvent des sociétés qu’ils sont censés le mieux représenter. De ce point de vue, nous avons affaire à bien plus qu’une littérature pour la jeunesse, quand bien même il s’agit de son cœur de cible, et son succès très considérable eu égard à la taille des pays d’origine est un autre indice de sa portée universelle.
Site de l’éditeur : http://revue-nordiques.com/fr/71-n38le-petit-heros-scandinave
Proust et la comparaison vive. Étude stylistique
Résumé: Procédé parmi les plus récurrents sous la plume de Marcel Proust, la comparaison en « comme » est étudiée dans cet ouvrage selon une approche linguistique et stylistique, visant à éclaircir sa fonction esthétique – charnière entre technique et vision – dans À la recherche du temps perdu et dans toute la création proustienne.
Nombre de pages: 896
Parution: 02/09/2020
Collection: Bibliothèque proustienne, n° 28
Le théâtre de Henrik Ibsen
Henrik Ibsen, l’un des plus célèbres écrivains scandinaves, a pourtant vécu vingt-sept ans hors de la Norvège et a distillé son amertume envers son pays natal dans des portraits grinçants de provinciaux sans idéal. Admiré dans toute l’Europe de son vivant, il est compris par les symbolistes comme l’auteur d’un théâtre d’art, espace de pensée et de rêve voué aux apparitions spectrales de personnages évanescents, alors que les naturalistes voient en lui le « Zola du nord » et célèbrent ses drames bourgeois faisant la part belle à la défense de l’émancipation féminine et à la dénonciation des politiciens corrompus.
Ce sont toutes ces facettes et ces contradictions que ce livre tente de restituer : un Ibsen composite, qui n’a pas fini de nous étonner. Féministe mais conservateur, patriote mais critique envers la Norvège, inventeur du drame moderne mais fidèle au modèle de la « pièce bien faite » de Scribe et Augier. Plus que jamais d’actualité, il inspire encore et toujours les metteurs en scène du monde entier.
Le site de l’éditeur: http://www.idesetcalendes.com/booksDetail.php?i=273
Le Transfrontalier. Pratiques et représentations
Descriptif :
Au lendemain d’une épidémie qui a mis à mal les pratiques établies de franchissement des frontières en Europe et dans le monde, ce volume propose de repenser les usages et les représentations du transfrontalier à la lumière de la problématique suivante : qui fabrique le transfrontalier, qui le modèle, qui le rend viable ? Les citoyens, les gouvernements, les élus locaux ?
Il n’existe pas, d’ailleurs, d’espace transfrontalier archétypal : il y a autant de pratiques du transfrontalier que de situations transfrontalières. Et il ne suffit pas de dire que le transfrontalier du Rhin Supérieur n’est pas le transfrontalier de la Grande Région Saar-Lor-Lux, ou que les usages du transfrontalier propres à la francophonie canadienne ne ressemblent guère aux pratiques du transfrontalier mises en place par l’État chinois : il faut aussi prendre en compte le fait que tout espace transfrontalier est travaillé et transformé en permanence par d’innombrables tensions politiques, économiques, commerciales, logistiques et culturelles. C’est pourquoi, pour penser théoriquement le transfrontalier, nous avons décidé de nous appuyer sur une série d’études de cas menées par des chercheurs venus d’horizons disciplinaires divers, de la littérature à la sociologie en passant par les sciences de l’information et de la communication, les sciences de l’éducation, ou encore l’archéologie.
Site de l’éditeur : https://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100741480
Écrire avec Chopin
Frédéric Chopin dans la littérature. Texte réunis par Peter Schnyder et Augustin Voegele.
Le présent ouvrage se focalise sur ce que la littérature a pu faire de la personnalité de Frédéric Chopin et de sa musique. Du Chopin de George Sand et d’Eugène Delacroix à celui des auteurs de littérature populaire contemporains (parmi lesquels Frédéric Dard) en passant, entre autres, par le Chopin du librettiste Angiolo Orvieto, par celui des poètes russes de l’âge d’argent, ou encore par celui de musicologues comme Alfred James Hipkins ou Thérèse Marix-Spire, ce volume tente de montrer combien le monde des lettres éclaire le monde des sons, et comment l’écriture dialogue avec la musique de Chopin, l’une enrichissant l’autre.
Peter Schnyder est professeur émérite de l’Université de Haute-Alsace et membre de l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE). Il est l’auteur de nombreux travaux sur la poésie française et francophone, ainsi que sur André Gide.
Augustin Voegele est docteur en littérature française et lauréat du Prix 2017 de la Fondation Catherine Gide et de la Fondation des Treilles. Ses recherches portent sur les relations entre littérature et musique, autour notamment d’André Gide.
Site de l’éditeur : https://www.honorechampion.com/fr/champion/11273-book-08535334-9782745353344.html
Goethe, le mythe et la science. Regards croisés dans les littératures européennes
Actes du colloque de Mulhouse (Université Haute-Alsace),
14-16 novembre 2018
Textes réunis par Dominique Massonnaud
Mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne.
L’attention s’attache de nouveau à la pensée goethéenne de façon insistante en ce début de XXIe siècle : une remarquable exposition de la Fondation Martin Bodmer – Genève – a récemment mis l’accent sur la place de la France dans le travail de Goethe (Goethe et la France, J. Berchtold (dir.), Neuchâtel, La Baconnière, 2016), une édition du Neveu de Rameau de Diderot a livré l’original de Diderot et la rétrotraduction du texte de Goethe, avec, en rez-de-chaussée, la traduction allemande de Goethe (Diderot, Goethe, De Saur & Saint Genies, Le Neveu de Rameau, Rameaus Neffe, Satire seconde, J. Berchtold et M. Delon (éd.), Fayard, « Ouvertures » bilingue, 2017). Un Colloque de Cerisy, dirigé par C. König, D. Thouard et H. Wismann en 2018, s’attachait à Goethe : L’Actualité d’un inactuel.
Il s’agit donc de réévaluer ce que donne à penser aujourd’hui cette grande figure européenne qui a développé la notion de Weltliteratur. (J. David, Spectres de Goethe. Les Métamorphoses de la « littérature mondiale », Paris, Les belles Lettres, « les prairies ordinaires », 2012).
Tenu à Mulhouse en novembre 2018, le colloque Goethe, le Mythe & la Science. Regards croisés dans les littératures européennes s’est attaché à saisir des « effets-Goethe » dans leurs contextes d’apparition et selon les moments historiques, du XVIIIe siècle à aujourd’hui.
Les littératures suisses entre faits et fictions
L’écriture littéraire du XXe au XXIe siècle a permis de mettre en lumière une affinité entre fictionnalité et factualité. Si les mutations de cette polarité occupent actuellement la critique et permettent des avancées substantielles dans l’analyse de la production littéraire des dernières décennies, celles du domaine de la littérature suisse ont été peu explorées jusqu’à présent.
Les auteurs de ce volume s’attachent à montrer la relation entre fictionnel et factuel dans les littératures suisses, leurs frontières, mais aussi leur pas de deux, entre jeu et séduction, compromis et hybridation, en étudiant les différentes stratégies qu’ont inventées les écrivains suisses pour mettre en lumière la problématique de leur réalité.
Des figures tutélaires de la littérature suisse (Friedrich Dürrenmatt, Max Frisch) en passant par des auteurs de romans policiers (Joël Dicker, Joseph Incardona, Sébastien Meier), de récits autobiographiques (Urs Widmer, Yves Laplace et Benoît Damon) ou de textes sur l’altérité (Gertrud Leutenegger, Anna Felder, Ilma Rakusa, Fabiano Alborghetti, Lukas Bärfuss,…) ou encore de subversion communicative (Catherine Safonoff, Matthias Zschokke) : la palette des écrivains étudiés ici est à la mesure de la richesse des littératures suisses contemporaines.
Contributions de :
Daniel Annen, Régine Battiston, Jacqueline Bel, Tania Collani, Martina Della Casa, Sylviane Dupuis, Emily Eder, Sylvie Jeanneret, Stéphane Maffli, Daniel Maggetti, Daniel Rothenbühler, Hubert Thüring
Site de l’éditeur : http://pus.unistra.fr/fr/livre/?GCOI=28682100233110
Historizing the Dream / Le Rêve du point de vue historique
Les essais de ce volume retracent le développement des cultures du rêve à travers des analyses synchroniques et diachroniques qui recouvrent une aire géographique incluant l’Afrique, l’Asie et la Nouvelle Zélande et un champ historique s’étendant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, avec des études portant sur Addison, Ammianus Marcellinus, Bachmann, Bembo, Bhasa, Blake,Buñuel, Cáo Xueqín, Chaucer, Dalí, De Quincey, Deren, Dickens, Dostoïevski, van den Eeckhout, Eich, Flaubert, Grace-Smith, E.W. Happel, Hérodote, Hoffmann, Joyce, Kalidasa, Keller, Kleinschroth, Kouka, Kourouma, Lamkos, Langfus, Levi, Lessing, M.G. Lewis, C.F. Meyer, Michaux, Moreau de Tours, Nerval,Nietzsche, Pétrarque, Platon, Subandhu, Tacite, Tang Xianzu, Tiepolo, Tolstoï, Wieland, et de nombreux autres.
Attraversare le parole
a cura di Martina Della Casa, Tania Collani
«Scrivere in Svizzera significa, in primo luogo, misurarsi con un tipo di alterità e varietà che non è solo linguistica ma anche sociale e culturale; in secondo luogo, vuol dire assumere quell’alterità come parte della propria identità, non affermata e rivendicata come insegna o “etichetta”, ma più spesso discussa, negoziata, straniata. Quest’oggettività è forse uno dei tratti comuni alla maggiore poesia nella Svizzera italiana, quasi inscritto nel suo patrimonio genetico novecentesco». Nella sua prefazione, Niccolò Scaffai dipinge un quadro rappresentativo della possibilità di parlare della «particolarità» svizzera di una certa poesia contemporanea. Oggetto di grande apprezzamento, letture e studi negli ultimi anni, la poesia ticinese del Ventunesimo secolo è allo stesso tempo erede e testimone di una via aperta e legittimata da esponenti quali Francesco Chiesa, Giuseppe Zoppi, Giorgio Orelli, Fabio Pusterla e Alberto Nessi. Oggi, una volta superato il bisogno di definire la propria identità dall’interno, il bacino della creazione elvetica si è allargato, diventando un vero e proprio crocevia di incontri, voci e culture: con Alberto Nessi stesso e con Fabiano Alborghetti, Yari Bernasconi, Pierre Lepori, Dubravko Pušek, Anna Ruchat, i lettori sono invitati a osservare la realtà, tanto interiore quanto esteriore, con uno sguardo nuovo, con il piglio dell’esploratore, del viaggiatore, ma anche attraverso gli occhi e l’esperienza dell’emigrante. Una poesia vitale e ricca, che il presente volume cerca di rappresentare in tutte le sue mutevoli sfaccettature.
Site de l’éditeur : http://www.sefeditrice.it/catalogo/attraversare-le-parole/1077
Traduction et interculturalité. Entre identité et altérité
Dziub N., Musinova T. et Voegele A. (dirs.), Traduction et interculturalité. Entre identité et altérité, Berne, Peter Lang, coll. « Études de linguistique, littérature et arts », 2019.
L’interculturel étant constitutif du culturel, et la traduction fonctionnant comme un outil de médiation entre les cultures, il semble indispensable d’étudier les liens entre l’un et l’autre. La figure qui est au cœur des études traductologiques est celle de l’Autre, et le traducteur doit trouver le juste équilibre entre identité et altérité, mais aussi entre dénotation et connotation(s), entre explicite et implicite, entre littérature et culture. Pour mener à bien cette « négociation » (Umberto Eco), il lui faut tenir compte d’éléments aussi variés que le différentiel cognitif entre les lecteurs de l’original et ceux de la traduction, la variabilité des connotations culturelles de certains termes et les éthé discursifs mobilisés dans le texte à traduire.
Site de l’éditeur : https://www.peterlang.com/view/title/71277

