Poétique de Sarah Kirsch. Une esthétique du kaléidoscope

L’œuvre de Sarah Kirsch (1935-2013), longtemps cantonnée aux seuls recueils de poèmes, mérite aujourd’hui qu’on donne de toutes ses facettes un aperçu aussi complet que possible. Cette étude se propose donc d’analyser l’œuvre de Sarah Kirsch sous l’angle du kaléidoscope, utilisé comme outil d’analyse et comme principe méthodologique, en favorisant les approches intertextuelles et interculturelles : il s’agit de tisser un canevas autour d’un certain nombre de motifs inhérents au recueil Allerlei-Rauh (1988) – placé au centre de l’étude – et applicables à la totalité de l’oeuvre. Se profile donc derrière les poèmes une œuvre ouverte qui, des voyages aux haïkus, en passant par le souci écologique, revisite écriture autobiographique et engagement politique.

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Lewis Nkosi. The Black Psychiatrist

“Much has happened to me that is worth narrating, worth celebrating, in spite of the regrets and sorrows of exile. My life began under Apartheid until I attained the age of 22, and then subsequently lived in many places and societies, in Central Africa, Britain, the United States, Poland, and during a brief sojourn, in France and, finally, in Switzerland.” – Lewis Nkosi in ‘Memoirs of a motherless child’

This rich volume is dedicated to the astounding South African writer and literary critic Lewis Nkosi (1936–2010). In this book, Nkosi’s celebrated one-act play “The Black Psychiatrist” is published together with its unpublished sequel “Flying Home,” a play on the satirically fictionalized inauguration of Mandela as South African president. Critical appraisals, tributes and recollections by scholars and friends reflect on the beat of his writing and life.

An ideal volume for those encountering Lewis Nkosi for the first time as well as for those already devoted to his work.

Site de l’éditeur : https://www.africanbookscollective.com/books/lewis-nkosi.-the-black-psychiatrist

Les Migrations féminines

De l’invisibilité des femmes migrantes à la visibilité des migrations féminines, il y a un espace à explorer. Pour cette raison, une rencontre polyphonique à la fois scientifique et socioculturelle est à l’origine des textes présentés dans ce collectif. Ce volume est inédit et original à plusieurs égards : il recueille la parole aux femmes migrantes par leurs témoignages mais il a également donné la parole à des responsables d’associations, tout particulièrement des associations de migrants du Grand-Est et de la Suisse romande. Il contient en outre des articles de chercheurs et de chercheuses qui s’intéressent à la migration féminine. Différentes questions se sont posées auxquels ces témoignages et interventions apportent des éléments de réponse. Peut-on parler d’une oralité interculturelle lorsque l’on étudie la parole féminine de la migration ? Quelles situations interlinguistiques peut-on repérer ? Comment témoigner de l’expérience de la migration féminine ? La parole féminine dans un contexte transfrontalier, migratoire et scientifique se suffit-elle à la notion d’interculturalité ?

Site de l’éditeur http://editionsorizons.fr/index.php/les-migrations-feminines.html?m=1

AJAR Vivere vicino ai tigli

Traduzione di Enrico Monti (in collaborazione con Irene Amodeo, Anita Elisse, Chiara Froldi, Greta Gabrieli, Roberta Grillo, Inès Kieffer, Marta Nicolosi, Camilla Predieri, Elisabetta Sabattini, Chiara Zanderigo e Khalil Zantou)

Texte de la quatrième de couverture (en italien)

Vincent König è il curatore degli archivi della scrittrice svizzera Esther Montandon. Da una cartella etichettata “fatture”, emergono un giorno, per caso, decine di fogli ancora inediti. Con una prosa lontana da qualsiasi eccesso, Esther evoca la scomparsa della figlia Louise, morta in un incidente. I ricordi si mischiano alle ipocrisie e alle convenzioni del mondo circostante, freddo, incapace di comprendere. Lo scorrere implacabile del tempo e l’impossibilità per Esther di far fronte al “dopo” caratterizzano queste pagine, pubblicate con il titolo «Vivere vicino ai tigli». Storia di una madre che non vuole smettere di essere tale, malgrado la tragedia, il libro è anche una riflessione sulla forza dei sentimenti e sul potere della letteratura nel rappresentarli. Dietro Esther Montandon, si nasconde infatti un collettivo di giovani scrittori, l’AJAR, che con eccezionale sensibilità conduce il lettore all’ascolto di una sola e unica voce, avvolta nel proprio dolore. «Vivere vicino ai tigli» riesce a commuovere e a convincere, provando non solo che la finzione non è il contrario della realtà, ma che forse niente è più autentico della finzione stessa.

Présentation de l’ouvrage

La traduction de ce roman collectif ne pouvait qu’être, elle aussi, collective. Entre janvier et avril 2020, un groupe d’étudiants de la licence CLE a travaillé autour du roman sous l’égide d’Enrico Monti. Une série de rencontres hebdomadaires en salle de cours (puis en visioconférence) ont permis d’étudier le texte en profondeur, favorisant le dialogue et l’échange. Cette approche a eu le mérite d’introduire de la lenteur dans le processus de traduction, ce qui a favorisé l’appropriation du texte, l’exaltation de ses spécificités et la compréhension du subtil jeu d’échos qui s’établit entre les différents chapitres.

Deux textes critiques complètent le volume. Enrico Monti explique en détail les différentes étapes du travail accompli et met en lumière les enjeux de la traduction « à plusieurs ». Paola Codazzi revient sur les modèles de référence de l’AJAR, essayant de cerner la place que le collectif occupe dans le panorama littéraire contemporain.

Site de l’éditeur : https://www.sefeditrice.it/catalogo/vivere-vicino-ai-tigli/5351

Gide & Rosenberg Correspondance 1896-1934

C’est à Florence, en 1896, qu’André Gide et Fédor Rosenberg se rencontrent. Leur amitié est d’emblée si vive que l’orientaliste russe accompagne Gide et son épouse Madeleine pendant une partie de leur voyage de noces. Plus tard, il rend régulièrement visite aux Gide, à Cuverville notamment, et devient un familier des proches de l’écrivain. Cette amitié, en grande partie épistolaire, perdurera jusqu’à la mort du « bon Fédor », en juin 1934.

Cette correspondance donne à lire un Gide intime, prêt à dévoiler son homosexualité à un interlocuteur qui fait de même ; elle offre aussi un témoignage historique et culturel sur l’Europe des lettres et la circulation des idées au début du XXe siècle. En arrière-fond des réflexions sur la vie quotidienne, la santé, les projets en cours ou la littérature, sont aussi évoquées la Première Guerre mondiale et la révolution bolchévique, que viennent matérialiser des interruptions momentanées dans les échanges entre les deux hommes.

Si toutes les lettres n’ont pu être retrouvées, ce sont près de 350 courriers qui sont rassemblés ici. Ces trente-huit ans de correspondance assidue permettent de découvrir le dialogue passionné entre le « contemporain capital » et son « ami le plus délicat, le plus sûr et le plus fidèle ».

Nikol Dziub est lauréate du prix de thèse 2015 de l’université de Haute-Alsace et du prix Fondation Catherine-Gide-Fondation des Treilles 2019 pour un projet de recherche intitulé « Les Caves du Kremlin : Gide et La NRF face à la Russie ». Également diplômée de l’université de Kiev et de l’École normale supérieure de Lyon, elle est l’auteure de deux essais et d’une cinquantaine d’articles. Elle a par ailleurs dirigé une dizaine de volumes collectifs.

Site de l’éditeur : https://presses.univ-lyon2.fr/product/show/gide-et-rosenberg/927

Genèse & génétique éditoriale des textes imagés textimage n° 13

co-dirigé par Dominique Massonnaud et Vanessa Obry

Textimage est une nouvelle revue en ligne qui se donne pour horizon les formes du dialogue entre le texte et l’image. Elle présentera deux fois par an des articles regroupés de manière thématique. Elle ajoutera à chaque dossier une recension de l’actualité des ouvrages et des expositions touchant à la problématique textes-images, et, progressivement, un cahier pris en charge par un artiste contemporain.

Site de l’éditeur : http://revue-textimage.com/sommaire/sommaire_19genese.html

L’irréel intact dans le réel dévasté – Pages d’un journal de jeunesse (1971-1974)

Il est une heure du matin et je le regrette.
Mercredi, 7 février 1973

Voici des extraits du journal d’un étudiant en lettres des années 1970 à Berne (sa ville natale), à Vienne, à Paris, à un moment où l’université laissait aux étudiants le champ libre à la lecture, à la musique, à la réflexion. Pourquoi les publier aujourd’hui ? Pour rappeler ce que les grandes œuvres d’art ont d’intemporel. Pour faire revivre le souvenir d’une époque qui tenait en haute estime les lettres et les arts, qui favorisait une culture du dialogue et des échanges sans aprioris.

Site de l’éditeur : http://editionsorizons.fr/index.php/l-irreel-intact-dans-le-reel-devaste-pages-d-un-journal-de-jeunesse-1971-1974.html

Resurrecting the First Great American Play

Imperial Politics and Colonial Ambitions in Frontier Detroit par Sämi Ludwig

Au milieu du XVIIIe siècle, le chef Ottawa Pontiac (également orthographié Ponteach) a dirigé une confédération intertribale qui a résisté au pouvoir britannique dans la région « Great Lakes ». Cet événement a été immortalisé dans la pièce de théâtre Ponteach, or the Savages of America : A Tragedy. Cette œuvre, attribuée au tristement célèbre soldat de la frontière Robert Rogers, n’a jamais été jouée. Pourtant, il s’agit de l’une des premières représentations théâtrales de la région, qui dépeint son héros d’une manière qui remet en question les constructions du XVIIIe siècle sur les Américains indigènes.

Sämi Ludwig soutient que les mérites littéraires et artistiques de Ponteach méritent d’être étudiés plus en détail. Il examine les questions de paternité et analyse le contenu de la pièce, en considérant ses nombreuses contradictions comme des fenêtres enrichissantes sur l’époque. Il suggère ainsi d’utiliser Ponteach comme un outil pour mieux comprendre l’impérialisme britannique en Amérique du Nord et les formes théâtrales émergentes de la Jeune République.

Editor’s website: https://uwpress.wisc.edu/books/5798.htm

(DIS)SIMULATION

L’Université de Haute-Alsace a organisé en mode virtuel du 11 au 12 juin 2020, pour la quinzième fois, des Journées Doctorales des Humanités dont le titre est (Dis)simulation.  Nous vous invitons à découvrir la publication des actes de ces journées doctorales.

Sous la direction de Florence Puech, doctorante du LISEC (ED 519) et de Régine Battiston (ILLE), ce volume constitue le tome 4 des actes des JDH UHA, depuis 2017. Les contributrices et contributeurs sont issu-e-s des universités de Haute-Alsace, de Bologne, de Strasbourg et de Lorraine.

Lien vers la publication : https://dialogues.hypotheses.org/journees-doctorales-des-humanites/dissimulation

DANTE, tel le géomètre… Les arts de la mémoire, l’architecture et l’enjeu de la connaissance dans la culture européenne

Le projet de cet ouvrage est de montrer l’influence de l’œuvre de Dante dans le courant de pensée qui va trouver son essor à la Renaissance, en particulier en Vénétie, et qui aboutira aux Lumières. Un des mots-clés de cette enquête sera la mémoire ainsi que les figures féminines qui ont servi de support à des créations littéraires ou artistiques.
Après avoir défini le terme d’ars memorativa et précisé notre position vis à vis de ces règles, n la première partie montre comment les conseils donnés dans les traités de rhétorique ont pu donner naissance à des personnages ou des situations grotesques dans la Divine Comédie. A la lumière de ces règles, une relecture attentive du poème fait apparaître une structure qui n’est pas fondée sur le nombre 3 et sur la théologie mais sur un nombre plus intime à Dante, celui qu’il attache à Béatrice.
La pratique de l’art de la mémoire ne garantit en rien une réussite poétique et la deuxième partie révèle les échecs d’une mémoire «encombrée» d’images au point que le langage ne parvient plus à en restituer les images. A la Renaissance, l’ouvrage suit les changements que connaît l’ars memorativa et comment elle se met au service de la liberté de pensée en aidant les humanistes à se libérer du dogme. La mémoire et ses figures sont appelées pour déchiffrer les fresques de la villa de Daniele Barbaro à Maser et comprendre l’importance que prendra l’Architecture comme «reine des savoirs».

Le site de l’éditeur: https://www.peterlang.com/document/1140447