Appel à communications<br><em>Les Filles d’Égalie</em> de Gerd Brantenberg

Appel à communications
Les Filles d’Égalie de Gerd Brantenberg

English version below.

Journée d’études : Les Filles d’Égalie de Gerd Brantenberg
Université de Rouen/Université de Haute-Alsace (en ligne)
5 juin 2023

Publié en 1977 en Norvège, Les Filles d’Égalie (Egalias døtre) a été récemment traduit en français, prétexte dont s’empare cette journée d’études, que nous espérons pluridisciplinaire (études nordiques, philosophie, histoire et littérature, études de genre, histoire culturelle…) pour envisager autant le roman (sa construction, sa langue, son caractère dystopique) que son double environnement : roman norvégien et roman « de société » à portée universelle, qui nourrit une réflexion sur l’histoire du féminisme et de l’émancipation des femmes.

Les propositions pourront ainsi porter, de façon non-exhaustive sur les enjeux suivants :

Sources, héritages, sédimentations ; postérité
Brantenberg cite Swift ou Orwell parmi ses inspirations. Les Filles d’Égalie a manifestement des traits de conte philosophique, de roman d’initiation, de satire avec inversion systématique. Quelles influences littéraires, quels effets d’écho, de citation dans ce roman rédigé durant les années 1970 où les réécritures (de contes, de mythes, de romans de formations) composent un socle important de la réappropriation des identités dominées ? Quelles sont les formes chez Brantenberg de l’écriture parodique, dystopique, politique ou engagée ? L’ouvrage de Brantenberg a-t-il donné à son tour une forme d’exemple à d’autres fictions ?

Universalité et singularité :
Les Filles d’Égalie n’est pas un roman norvégien, l’auteur n’y tente aucune « couleur locale » et sa réception très favorable (tardive, certes) dans d’autres langues a du reste donné au livre une ampleur critique qu’il n’avait pas auparavant. Peut-on toutefois aborder le roman dans une tradition norvégienne, ou nordique, de romans de société ou d’engagement comme ceux de Camilla Collett ou d’Amelie Skram ? Des comparaisons avec d’autres romans ou textes de théâtre ou de chansons de l’autrice, avec d’autres textes « nordiques » ou scandinaves pourront éclairer cet environnement.
Ce sont les traductions du roman en Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud, qui lui ont valu un accueil critique renouvelé. Des réflexions portant sur la réception critique dans un ou plusieurs pays, de façon diachronique ou synchronique pourront ainsi être envisagées. On pourra également s’intéresser à ces questions de circulations et de traductions dans le champ littéraire européen : pourquoi traduire Gerd Brantenberg aussi tard/maintenant, en France ?

Questions de langue :
Exercice de style, démonstration par l’absurde, l’usage de la langue est manifestement central dans le roman. Il interroge et fragilise nos modes de lecture autant que nos repères, participant d’un parti pris de la satire qu’il convient d’aborder précisément (sur telle approche grammaticale ou sémantique par exemple, des noms de métiers) ou plus généralement (syntaxe, rhétorique, construction du discours). L’apprentissage (l’école, les enseignant.e.s, les disciplines enseigné.e.s et la didactique) étant également central dans le roman, on pourra proposer une approche croisée entre langue et éducation. Cette question pourra être élargie à la question de la traduction, le traducteur français ayant opté pour un « féminin universel ». Qu’en est-il dans les autres langues ?

Dystopie et questions de société
Le roman, publié alors que les mouvements féministes se donnaient pour objectif majeur le droit des femmes à disposer de leur corps en termes de sexualité et de procréation, est lu aujourd’hui à l’aune des étapes successives qu’ont été le combat pour le droit à l’égalité salariale dans les années 1980-1990 et plus récemment les réflexions post-#metoo. Il ne s’agit pas tant de tenter de mesurer s’il a été précurseur ou visionnaire, que de le lire en l’articulant à l’histoire du féminisme et plus précisément sans doute à l’histoire de la perception du corps des femmes. Les apports de la phénoménologie et des études du genre seront bienvenus.

Propositions d’une ½ page environ, accompagnées d’une brève bio-bibliographie, à envoyer pour le 15 janvier 2023 à corinne.francois-deneve@uha.fr et florence.fix@univ-rouen.fr. Réponse sera donnée fin janvier 2023.

Une publication en ligne de la journée d’études est prévue.

Florence FIX, littérature comparée, Université de Rouen
Corinne FRANÇOIS-DENEVE, littérature comparée, Université de Haute-Alsace


One-day conference : Egalia’s Daughters by Gerd Brantenberg
University of Rouen/Université de Haute-Alsace (online)
June 5, 2023

Published in 1977 in Norway, Egalia’s Daughters (Egalias døtre) was only recently translated into French. This translation is an opportunity to launch a one-day conference day on the subject. The symposium is intented to be multidisciplinary (Nordic studies, philosophy, history and literature, gender studies, cultural history…). We aim to consider both the novel (with its structure, language and dystopian aspects) and its dual environment: it is indeed both a “Norwegian” novel and a social novel with a universal scope, fuelling thoughts on the history of feminism and women’s emancipation.

Proposals may thus focus on, but are not restricted to, the following topics:

Sources, legacies, sedimentations; posterity
Brantenberg mentions Swift and Orwell among his inspirations. Egalia’s Daughters clearly borrows/draws on many formal aspects from the genres of the philosophical tale, of the novel of initiation, of the satire – with systematic inversion. What are the literary influences, intertextual echoes, quotations in this novel? It was indeed written during the 1970s when rewritings (of tales, myths, formative novels) composed an important basis for the reappropriation of dominated identities. What forms does Brantenberg’s parodic, dystopian, political or engaged writing take? Has Brantenberg’s work provided a form of example for other fictions?

Universality and Singularity:
Egalia’s Daughters is not a Norwegian novel, as the author does not use any « local color ». Its very favorable reception (abeit belatedly) in other languages has, moreover, given the book a critical breadth that it did not have before. But can the novel be seen as taking place in a Norwegian, or Nordic, tradition of social or engagement novels like those of Camilla Collett or Amelie Skram? Comparisons with other novels, plays and songs by the author, and with other « Nordic » or Scandinavian texts may shed light on this environment.
The translations of the novel in Europe, the United States and South Korea have brought it renewed critical interest. Reflections on the critical reception in one or more countries, diachronically or synchronically, could also be considered. We may also be interested in how these translations circulated within the European literary field: why translate Gerd Brantenberg so late/now, in France?

Linguistic issues:
The novel is a stylistic exercise – a demonstration by the absurd – and the use of language is clearly central to it. It questions and weakens our modes of reading as much as our reference points, contributing to the creation/elaboration of a satirical bias that needs to be addressed precisely (on this or that grammatical or semantic approach, for example, or on the names of professions) or more generally (syntax, rhetoric, construction of discourse). Learning (school, teachers, disciplines taught and didactics) being also central in the novel, a cross approach between language and education could be proposed. This question could be extended to that of translation, especially as the French translator has opted for a « universal feminine ». Did other translators make the same choice?

Dystopia and social issues
The novel, published at a time when the feminist movements’s main objective was the right of women to control their own bodies in terms of sexuality and procreation, is read today in the light of the successive stages of the fight for the right to equal pay in the 1980s-1990s and more recently the post-MeToo reflections. It is not so much a question of trying to measure whether it was precursor or visionary, but rather of reading it by merging it into the history of feminism and, more precisely, into the history of the perception of women’s bodies. Contributions from phenomenology and gender studies will be welcome.

Proposals of approximately ½ page, along with a brief bio-bibliography, to be sent by January 15, 2023 to corinne.francois-deneve@uha.fr and florence.fix@univ-rouen.fr. Answer will be given by January 30, 2023.

An online publication of the one-day conference proceedings is planned.
The conference proceedings are to be published online.

Florence FIX, comparative literature, University of Rouen
Corinne FRANÇOIS-DENEVE, comparative literature, University of Haute-Alsace

Appel à communications<br>Renouvellement de l’écriture de soi : Littérature de jeunesse et matériaux autobiographiques et auto-réflexifs au théâtre et en performance

Appel à communications
Renouvellement de l’écriture de soi : Littérature de jeunesse et matériaux autobiographiques et auto-réflexifs au théâtre et en performance

L’appel à communications pour le colloque « Renouvellement de l’écriture de soi : Littérature de jeunesse et matériaux autobiographiques et auto-réflexifs au théâtre et en performance », qui aura lieu les 20-21 avril 2023 à Mulhouse. 

L’ILLE s’est intéressé à plusieurs reprises depuis 2008 à la problématique de l’Écriture de soi. La Journée d’Étude du 29 avril 2022 a permis de remettre cette problématique dans le débat en interrogeant le « je » dans les écritures de soi, dans des romans ou des nouvelles récentes (XXème et XXIème siècle), à travers la construction du discours, la simulation ou dissimulation de soi, l’image de soi et aussi l’introduction d’un possible infradiscours. 

Dans la poursuite de l’investigation de ce large champ, ce colloque propose de sonder les écritures de soi sous l’angle de ce que le matériau se dit en fonction du genre qui est investi – les deux pistes retenues pour l’édition 2023 sont la littérature de jeunesse et les matériaux autobiographiques et auto-réflexifs au théâtre et en performance. 

Langues de travail : français et anglais.

Modalité de soumission des propositions : les propositions de communications (1500 à 2000 signes espaces compris), accompagnées d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer à ecrituredesoi2023.ille@uha.fr avant le 15 novembre 2022.  Réponse au 15 décembre 2022.

Vous trouverez ci-dessous l’appel complet de l’événement:

Appel à contributions <br>Numesthésie. L’écran pour saisir le sensible ?

Appel à contributions
Numesthésie. L’écran pour saisir le sensible ?

Appel à contributions Journées EVEille 2023

Numesthésie. L’écran pour saisir le sensible ?

Journées organisées par
Marine Parra (Université d’Utrecht), Anne Réach-Ngô (Université de Haute-Alsace), Benoît Roux (Université de Rouen-Normandie), avec la collaboration de Régine Battiston (Université de Haute-Alsace)
Site SciencesConf du projet : Numesthésie

Pour sa troisième année consécutive, le groupe EVEille (Exploration et Valorisation Electroniques de corpus en SHS) a le plaisir de vous inviter à participer aux Journées EVEille, qui auront lieu de janvier à mai 2023.

Les Journées EVEille 2023 auront pour thème « Numesthésie. L’écran pour saisir le sensible ? ». Elles se dérouleront pour la première fois en mode hybride, successivement dans 5 villes différentes (Strasbourg, Rouen, Colmar, Mulhouse et Paris) et en distanciel.

Vous pouvez déposer vos propositions de contribution ou vous inscrire pour assister aux journées sur le site dédié : EVEille 2023 (inscription obligatoire pour assister aux journées)

Vous pouvez aussi nous contacter si vous avez des questions en utilisant l’adresse projet.eveille@gmail.com

Les langues de travail du colloque seront le français et l’allemand, une connaissance au moins passive des deux langues est souhaitable. 

Les propositions de communication, d’environ 2000 signes, rédigées en français ou en allemand et accompagnées d’un CV d’une page, seront adressées pour le 15 novembre 2022 au plus tard à jfa-msh.2023@uha.fr.  

Les résultats de la sélection des candidatures seront annoncés avant le 23 décembre 2022. 

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge. 

Le colloque est organisé par les universités de Haute-Alsace, de Strasbourg et de Lorraine dans le cadre du partenariat des MSH d’Alsace et de Lorraine, et est soutenu par le Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA).

Comité d’organisation : Régine Battiston, Guido Braun, Nicolas Brucker, Aude-Marie Certin, Karim Fertikh, Sonia Goldblum, Reiner Marcowitz, Sylvain Perrot. 

Appel à communications<br>« Faire la paix » : approches pluridisciplinaires sur les processus de pacification et de réconciliation

Appel à communications
« Faire la paix » : approches pluridisciplinaires sur les processus de pacification et de réconciliation

L’appel à communications pour l’événement 
« Faire la paix » : approches pluridisciplinaires sur les processus de pacification et de réconciliation 
(3e édition des Journées Franco-Allemandes des MSH du Grand Est),
16-17 mars 2023 à l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse)

« Comment se manifeste, à travers l’histoire et d’une société à l’autre, l’art de « faire la paix » ? Quelles transformations affectent les pratiques politiques, sociales et juridiques qui produisent ou marquent la pacification des relations entre deux sociétés? Quelle est l’histoire des formes sociales du « faire la paix » et de la réconciliation ? Y a-t-il une contribution franco-allemande spécifique à l’art de la paix et, si c’est le cas, quelle est-elle ? »  

Les langues de travail du colloque seront le français et l’allemand, une connaissance au moins passive des deux langues est souhaitable. 

Les propositions de communication, d’environ 2000 signes, rédigées en français ou en allemand et accompagnées d’un CV d’une page, seront adressées pour le 15 novembre 2022 au plus tard à jfa-msh.2023@uha.fr.  

Les résultats de la sélection des candidatures seront annoncés avant le 23 décembre 2022. 

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge. 

Le colloque est organisé par les universités de Haute Alsace, de Strasbourg et de Lorraine dans le cadre du partenariat des MSH d’Alsace et de Lorraine, et est soutenu par le Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA).

Comité d’organisation : Régine Battiston, Guido Braun, Nicolas Brucker, Aude-Marie Certin, Karim Fertikh, Sonia Goldblum, Reiner Marcowitz, Sylvain Perrot. 

Consulter l’appel à communications :

Français / Allemand

Appel à communications. Sorcières : des femmes libres à travers l’histoire de l’humanité

Appel à communications. Sorcières : des femmes libres à travers l’histoire de l’humanité

Appel à communications
Colloque international et interdisciplinaire
Organisé par l’Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE)
de l’Université de Haute-Alsace
en collaboration avec l’Université de Strasbourg et LiLPa, l’Université de Luxembourg, l’Université de Sassari et avec l’aimable soutien du consulat général de France à New Orleans (États-Unis), du consulat général du Kazakhstan à Strasbourg ainsi que le soutien 􀀁nancier du projet Régional Pacte Compétences 2022-2023
Sorcières : des femmes libres à travers l’histoire de l’humanité
du 30 novembre et 1 décembre 2022
Lieu du colloque : Université de Haute-Alsace

Modalités pratiques:

  • Le colloque aura lieu en présentiel, à l’Université de Haute-Alsace, ouvert à toutes et à tous.
  • Les interventions retenues ne devront pas excéder 20 minutes.
  • Les propositions de communication (un résumé de 10 lignes et un CV biobibliographique de 5 lignes) sont à remettre jusqu’au 10 septembre 2022 à l’adresse : colloquesorcieres2022@gmail.com. Nous vous ferons parvenir la notification d’acceptation pour le 30 septembre 2022.

Frais d’inscription:

  • 100€ pour tous
  • 20€ pour les doctorants
  • Les membres des institutions organisatrices sont exemptés.

Comité d’organisation :
UHA-ILLE : Greta Komur-Thilloy, Pierre Thilloy, Inkar Kuramayeva, Maria Shvetsova
GREM : Sondess Zarrouk
Unistra-LiLPa : Fabrice Marsac, Rudolph Sock
Université de Sassarie (Italie) : Lorenzo Devilla
Université de Luxembourg : Hélène Barthelmebs
Les associations : association Xanadu, association étudiante GET-IN
Promotion 2021-2022 : Licence professionnelle GEPSAC et Métier du Livre

Appel à communications / Call for papers <br> La subjectivité dans la retraduction à plusieurs. / Subjectivity in Collaborative Retranslation

Appel à communications / Call for papers
La subjectivité dans la retraduction à plusieurs. / Subjectivity in Collaborative Retranslation

La subjectivité dans la retraduction à plusieurs

Journées d’études Toulouse (10 mars 2023) et Mulhouse (29 septembre 2023)


Organisation : Carole Fillière (Université de Toulouse Jean Jaurès, LLA-CREATIS), Enrico Monti (Université de Haute-Alsace, Mulhouse, ILLE).
Les propositions de contributions devront être envoyées aux deux organisateurs pour le 10 juillet 2022 : elles comporteront un résumé de 500 mots, une liste de 5 mots-clés, ainsi qu’une courte présentation bio-bibliographique. Veuillez les adresser à carole.filliere@univ-tlse2.fr et enrico.monti@uha.fr.


Subjectivity in Collaborative Retranslation

Seminar in Toulouse (March 10, 2022) and Mulhouse (September 29, 2023)

Project leaders : Carole Fillière (University of Toulouse – Jean Jaurès, LLA-CREATIS), Enrico Monti (UHA Mulhouse, ILLE)

Proposals for contributions should be sent to the two organizers by July 10, 2022: they should include a 500-word abstract, 5 keywords, and a short bio-bibliographic note. Please send them to: carole.filliere@univ-tlse2.fr and enrico.monti@uha.fr.

Appel à communications : « Armel Guerne. Révélations du verbe »

Appel à communications : « Armel Guerne. Révélations du verbe »

APPEL À COMMUNICATIONS
Armel Guerne. Révélations du verbe

Journée d’études – le 12 mai 2022

Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE)
Université de Haute-Alsace, Mulhouse

Que ce soit dans la polémique ou le lyrisme, la concision du fragment ou le caractère évocatoire des poèmes, les textes d’Armel Guerne tissent un réseau dense d’images destinées à interpeler le lecteur, dans un dialogue sans cesse recommencé. S’il se méfie des « littérateurs de la littérature[1] » et des « mauvais lecteurs […] qui ne lisent pas avec leur vie[2] », Guerne encourage une lecture alternative, buissonnière, consciente et généreuse. Il formule cet appel de façon répétée, comme une invocation, sous les formes de l’invitation ou de l’admonestation. La sévérité des jugements sur le monde contemporain, les pensées décadentistes et les avertissements apocalyptiques sont relayés et traversés par l’affirmation continue d’une confiance dans la beauté du monde, que la parole, cri ou chant, a pour mission de préserver et de partager.

Dans la lignée de la première journée d’étude qui s’est tenue le 20 novembre 2021 à Sorbonne Université, cette journée d’étude vise à interroger l’œuvre d’Armel Guerne dans toute la variété de ses formes, en vue de la publication d’un volume. Nous accueillons les propositions de communications sur les recueils poétiques, les préfaces, les essais, les traductions et la correspondance de l’auteur.

Quelques pistes de réflexion possibles :

  • Guerne et son engagement politique
  • Guerne et sa conception de la littérature / de la poésie
  • Guerne dans le paysage littéraire contemporain
  • Le style de Guerne
  • Les manuscrits de Guerne
  • L’activité / les choix du traducteur
  • L’inspiration poétique
  • La spiritualité de Guerne
  • La « grande famille d’esprits » et l’intertextualité dans l’œuvre de Guerne

Nous vous invitons à envoyer vos propositions de communications (300-500 mots) assorties de quelques lignes de bio-bibliographie, à l’adresse suivante : florence.schnebelen@uha.fr avant le 21 février 2022.


[1] « Naissance de Léon Bloy », texte écrit pour le centenaire de la naissance de Bloy, Le Verbe nu, Méditation pour la fin des temps, Paris, Éditions du Seuil, 2014, p. 141.

[2] « Hic et nunc », L’Âme insurgée [1977], 2011, Éditions du Seuil, coll. « Points », p. 38.

Appel à communications <br><em>Sur l’écriture de soi : identité, forme, discours et infradiscours</em>

Appel à communications
Sur l’écriture de soi : identité, forme, discours et infradiscours

APPEL À COMMUNICATIONS
Sur l’écriture de soi : identité, forme, discours et infradiscours
Journée d’études le 29 avril 2022
Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE)
Université de Haute-Alsace, Mulhouse

Porteurs du projet : Carole Martin, Régine Battiston et Catherine Ponchon

Langues de travail : français, allemand, anglais.
Modalité de soumission des propositions : les propositions de communications (1500 à 2000
signes espaces compris), accompagnées d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer à
ecriture-soi.ille@uha.fr avant le 10 janvier 2022.


(suite…)
Appel à communications <br> « Les sciences dans tous les sens : sœurs jumelles ou sœurs ennemis ? »

Appel à communications
« Les sciences dans tous les sens : sœurs jumelles ou sœurs ennemis ? »

L’université de Haute-Alsace et ILLE
L’Unistra et LiLPa
organisent un colloque
à l’Université de Haute-Alsace,
au 6 rue des Frères Lumière (Bât des Amphithéâtres)
Vendredi 25 mars et samedi 26 mars 2022


Les sciences dans tous les sens : sœurs jumelles ou sœurs
ennemies ?
Convergences, divergences ou complémentarités


Si dans le langage courant l’on parle des « sciences dures » pour désigner les sciences logiques, peuton,
a contrario, classer les sciences humaines (les humanités), dans le domaine de la mollesse, du
mou, autrement dit dans « les sciences molles » ? Les métaphores ainsi présentées, l’on se demande
encore si ces catégories n’ont pas été inventées par jeu ou par dépréciation abusive, mettant en
exergue l’exigence des premières alors que les secondes seraient plus déliquescentes, fluides voire
« indolentes ». Quoi qu’il en soit, intrinsèquement, les sèmes s’opposent, et la guerre semble
déclarée entre les deux domaines de compétences, qui ont, pourtant, en commun le terme sciences.
L’idée de ce colloque est de réfléchir à la manière dont les sciences s’opposent, s’attirent, se
complètent, s’animent, divergent, s’aimantent justement afin de répondre à notre problématique :
les sciences dures et humaines sont-elles soeurs jumelles ou soeurs ennemies, comme il fut un temps
où la poésie et la peinture étaient soeurs dans la création artistique, et dont le Ut pictura poesis paraît
être l’association parfaite dans les arts.
Au-delà des domaines aussi proches que la littérature et la peinture, les rapprochements entre les
sciences physiques et la littérature (les dystopies, les romans d’anticipation, Bertrand Russell, Pascal,
Lewis Caroll, etc.), la médecine et la poésie (Molière, Louis-Ferdinand Céline, Anne Noblot, etc.),
les sciences de la vie et du vivant et la peinture (la poésie mettant en scène des animaux), les arts
musicaux et les sciences sociales (Nougaro, Grand Corps malade, etc.), la géographie et les romans
(Chateaubriand, Gracq, etc.), l’informatique et la philosophie, les neurosciences, les mathématiques
et la linguistiques (Chomsky, Korzybski), ou encore la phénoménologie et la linguistique (Pos,
Cadiot, Lebas, Tracy) semblent plus compliqués.

Nous voudrions par conséquent réinterroger cette difficulté à travers plusieurs axes d’étude comme
ces scientifiques qui écrivent de la littérature, comme ces écrivains qui placent leurs fictions sous la
houlette de grands scientifiques :

  • La/les résonance(s) des sciences humaines dans les travaux scientifiques.
  • Place de la science/des sciences dans les sciences humaines
  • Les scientifiques écrivains et les écrivains scientifiques
  • Place et rôle des sciences dans l’économie d’une oeuvre ou dans les oeuvres d’un auteur
  • Théorisation des sciences en littérature/dans les arts
  • La littérature des sciences (comment la littérature de jeunesse explique les sciences, par
    exemple)
  • Dystopies, romans d’anticipation, uchronie
  • Récits des grandes maladies (peste, choléra, Covid)
  • Langage mathématique et sciences du langage
  • Informatique, intelligence artificielle et philosophie
  • Neurosciences, Sciences du langage et sciences humaines
  • Sciences de l’éducation et nouvelles technologies

Modalités pratiques
-Le colloque aura lieu en présentiel, selon les normes sanitaires imposées, ouvert à toutes et à tous.
-Les interventions retenues ne devront pas excéder 30 minutes.
-Les propositions de communication (un résumé de 10 lignes de la communication et un CV
biobibliographique) sont à remettre jusqu’au 15 janvier 2022. Nous vous ferons parvenir la
notification d’acceptation pour le 31 janvier 2022.
-Les propositions de communications sont à envoyer aux organisateurs :
JDsciences2022@gmail.com et simultanément à laurent.angard@uha.fr


Comité d’organisation :
UHA-ILLE, Laurent Angard, Greta Komur-Thilloy, Maxime Leroy, Inkar Kuramayeva
Unistra-LiLPa, Rudolph Sock, Fabrice Marsac

Comité scientifique
Actuellement en cours de constitution, le comité scientifique sera à la fois chargé de l’évaluation
scientifique des propositions de communication, et de celle, ultérieure, des contributions écrites,
conduite à double insu par les pairs, en vue de leur publication. Le comité sera pluridisciplinaire,
composé de chercheurs-praticiens et d’enseignants-chercheurs issus des différents domaines
disciplinaires.

Pr Barthelmebs Hélène, Université de Luxembourg
Pr Biardzka Elzbieta, Université de Wroclaw
Dr Georges Fabrice Blum, gynécologue-obstétricien, Mulhouse
Pr Jocelyne Brandlé, Chimie, UHA, IS2M
Pr Tomasz Branka, Sciences Po, Journalisme, UAM,
Dr Laurent Claudel – Gastro-entérologue, Strasbourg
Pr Tania Collani, Littérature Française et Italienne, UHA, ILLE
Pr Laurent Curelly, Littérature Anglaise, UHA, ILLE
Pr Christelle Delaite, Chimie, UHA, LMPIM
Pr Bernard Dieterle, littérature comparée, UHA, ILLE
Pr Camille Finck, ORL, CHU Liège
Pr Pierre Fluck, UHA, CRESAT
Pr Luc Fraisse – Littérature Française, Unistra, UHA, ILLE
Dr Aziza Gril -Mariotte, Histoire de l’Art, UHA, CRESAT
Pr Jacques Legrand, Mongoliste, INALCO
Dr Lionel Lenôtre, Mathématiques, UHA, IRIMAS
Pr Samuel Ludwig, civilisation américaine, UHA, ILLE
Pr Fabrice Marsac, Sciences du langage, Unistra, LiLPA
Pr Jean Marc-Perronne, Informatique, UHA, IRIMAS
Pr Maria-Teresa Schettino, Histoire Romaine, UHA, ARCHIMEDE
Pr Rudolph Sock, Sciences du langage, Unistra, LiLPA
Pr Céline Tarnus, VBE, UHA
Pierre Thilloy, Compositeur
Dr Daphné Thioly Bensoussan, dermatologue, Paris
Pr Watorek Marzena, Université Paris 8, CNRS-UMR7023, SFL
Pr Sondess Zarrouk, Sciences de l’éducation, UHA, LISEC
Pr Béatrice Vaxelaire, Sciences du langage, Unistra, LiLPA

Appel à communications <br> « Cette destinée de l’Europe qui chantait en Beethoven… »

Appel à communications
« Cette destinée de l’Europe qui chantait en Beethoven… »

Colloque international et pluridisciplinaire
« Cette destinée de l’Europe qui chantait en Beethoven… »
2-3 décembre 2021
Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE, UR 4363)
Université de Haute-Alsace, Mulhouse

Beethoven : cacique de la « légion héroïque » selon Romain Rolland, qui dans sa Vie de Beethoven (Cahiers de la Quinzaine, 1903) ne fait en somme que résumer à sa manière le « mythe de Beethoven » (voir Marie Gaboriaud, Une vie de gloire et de souffrance. Le mythe de Beethoven sous la Troisième République, Paris, Classiques Garnier, 2017) né en France après Sedan. Mythe dont l’épanouissement est d’autant plus étonnant que Beethoven figura longtemps parmi les incompris, sinon parmi les maudits. Témoin cette anecdote rapportée par Berlioz, et reprise par Gide dans un article publié dans La Vie des Lettres en avril 1914 : « [L]a première fois qu’on tenta de jouer du Beethoven au Conservatoire, il fallut gratter le nom de Beethoven sur la partie des instruments, car ces Messieurs les exécutants, sinon, n’eussent pas consenti à jouer. »

Pourquoi, donc, Beethoven ? Ou plus exactement, pourquoi, malgré tout, Beethoven ? Quel besoin avait la littérature, française en premier lieu, mais aussi plus largement européenne, d’une telle figure ? Et qu’est-ce qui explique la longévité du mythe, et son caractère pour ainsi dire invasif – il n’est pas jusqu’à la littérature japonaise contemporaine qui ne soit irriguée par le réseau de mythèmes nés du (ou constituant le) personnage de Beethoven, Haruki Murakami faisant de l’évocation du Trio à l’Archiduc op. 97 l’un des supports poétiques de son Kafka sur le rivage (2002) ?

Telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous voudrions tenter d’apporter des éléments de réponse. Notre réflexion collective se développera autour des axes suivants (qui n’ont rien, cependant, d’exclusif) :

  • Beethoven l’Européen. Ce n’est pas un hasard si l’Hymne à la joie est devenu le symbole musical de l’Europe : Nietzsche, déjà, n’évoquait-il pas « cette destinée de l’Europe qui chantait en Beethoven » (Par-delà le Bien et le Mal, 1886) ? Mais quelles sont les valeurs qui fondent cette identification ou cette identité fantasmée entre le musicien et le continent qui a fait de lui son porte-drapeau ?
  • À la manière de Beethoven. On sait que Gide et Huxley tentèrent d’écrire (ou de faire écrire leurs personnages) à la manière de Bach, et plus spécifiquement du Bach de L’Art de la fugue. De la même façon, certains écrivains, afin de mieux épouser l’ « éthique beethovénienne », ne se seraient-ils pas également servi de sa poétique comme d’un architexte ? Il nous semble en tout cas indispensable d’étudier dans un seul geste la fortune des figures d’artiste subsumées sous l’ « étiquette » Beethoven et l’influence du « style » du maître de Bonn sur ses admirateurs littéraires.
  • Beethoven humain, trop humain. Dans sa sixième « Lettre à Angèle », publiée dans L’Ermitage de janvier 1899, Gide notait : « Si j’eusse eu plus de temps, je me fusse amusé à vous montrer le nietzschéisme d’avant Nietzsche. Par des citations habilement choisies j’eusse pu circonvenir presque de toutes parts sa figure ; […] ce qu’il eût fallu citer surtout, ce sont des phrases des dernières oeuvres de Beethoven ». Le rapprochement est convenu, mais il n’en fait pas moins sens : il semblerait que Beethoven, au-delà de l’humanisme européiste qu’on lui prête, soit aussi devenu la plus éminente incarnation d’une humanité (le mot désignant ici le caractère de ce qui est humain) nietzschéenne dans ses contours. Dans La Révolte (quatrième tome de Jean-Christophe, publié en 1907), Romain Rolland écrivait d’ailleurs : « Puis, [Christophe]
    avait le sentiment que le génial Cantor écrivait dans sa chambre close : cela sentait le renfermé ; il n’y avait pas dans sa musique cet air fort du dehors qui souffle chez d’autres, moins grands musiciens peut-être, mais plus grands hommes, – plus hommes tels Beethoven, ou Haendel. » Or cette ouverture sur les vents du dehors s’accompagne, dans l’imaginaire de l’époque, d’une forme de générosité supérieure, ou d’abnégation
    teintée d’idéalisme : selon Gide, ainsi, Beethoven, au même titre de Goethe, Balzac, Nietzsche et… Napoléon, est « admirablement dévoué[…] à [une] grande idée projetée devant [lui], au-dessus de [lui] » (« Lettre à Angèle, XII », L’Ermitage, janvier 1900).
  • Beethoven comme terminus. On se souvient que, dans une lettre de novembre 1894 à Suzette Lemaire, Proust écrivait : « une symphonie de Beethoven […] est [pour moi] non seulement ce qu’il y a de plus beau en musique, mais encore ce qui remplit la plus haute fonction de la musique, puisqu’elle se meut en dehors du particulier, du concret –
    est aussi profonde et aussi vague que notre sentiment ou notre volonté dans son essence, c’est-à-dire abstraction faite des objets particuliers et extérieurs auxquels elle peut s’attacher ». Vision cette fois schopenhauerienne plus que nietzschéenne du compositeur, mais qui contribue à faire de son oeuvre un sommet indépassable, une sorte
    de zénith de l’esthétique occidentale – et par conséquent un terminus. Idée de Beethoven qui se trouve résumée dans le Docteur Faustus (1947) de Thomas Mann, qui fait de la dernière sonate pour piano op. 111 de Beethoven la dernière sonate tout court : « Il était advenu que la sonate, dans ce deuxième mouvement, cet énorme mouvement, s’était
    achevée à jamais. Et lorsqu’il disait : “la sonate”, il n’entendait pas désigner uniquement celle-ci, en ut mineur, mais la sonate en général, en tant que genre, en tant que forme d’art traditionnel : elle avait été amenée ici à sa fin, à faire une fin, elle avait rempli son destin, accompli son but insurpassable, elle s’abolissait et se dénouait, elle prenait congé – le signe d’adieu du motif “ré sol sol” adouci mélodiquement par l’ut
    dièse était un adieu dans ce sens général aussi, un adieu grand comme l’oeuvre, l’adieu à la sonate. »

Bien entendu, les projets apportant d’autres éclairages sur la question seront les bienvenus. Les propositions, d’une dizaine de lignes, sont à envoyer, accompagnées d’une brève notice biobibliographique, à Luc Fraisse (fraisseluc@gmail.com) et à Augustin Voegele (augustinvoegele@yahoo.fr) avant le 25 avril 2021.

Les communications feront (sous réserve d’acceptation après une double relecture à l’aveugle) l’objet d’une publication.